Rédigé par Délire Débile et publié depuis
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Le torchon est-il un bon coup ?
Ecoutez, écoutez ce conte ! Voici l'histoire du pauvre torchon délaissé...
Parfois, la réalité dépasse la fiction...
Il était une fois, dans un pays fort lointain et il y a très longtemps, un pauvre torchon qui était bien malheureux et bien triste car il était tout seul dans la vie. Il n'avait jamais réussi à trouver une petite toile ou même une wassingue qui pourrait l'aimer...
Un jour, alors qu'il n'en pouvait plus de sa solitude et qu'il avait touché le fond de la bassine, il prit son courage aux deux coins et s'en alla, bien décidé à trouver quelqu'une qui pourrait l'aimer.
Il croisa une jolie serviette. Son cœur se mit à battre très très fort ! L'avait-il trouvée ?
Alors il se frotta tendrement à elle, une petite friction attachante ...
Mais la serviette le repoussa en lui disant : " De quelle bestialité vous faites preuve là ! Ne savez-vous pas qu'on ne mélange pas les torchons et les serviettes ?"
Alors le pauvre torchon délaissé partit, encore plus triste qu'avant.
Il rencontra une très belle éponge. De nouveau son cœur se mit à battre très fort, alors il se frotta tendrement à elle, une petite friction délicate...
Mais l'éponge le repoussa en lui disant : " De quelle bestialité vous faites preuve là ! C'est une chose sur laquelle je ne passerai jamais l'éponge... Allez-vous en !"
Alors le pauvre torchon délaissé partit, encore plus triste qu'avant.
Il rencontra alors une magnifique serpillière. Là encore son cœur se mit à battre très fort, alors il se frotta tendrement à elle, une petite friction affectueuse...
Mais la serpillière le repoussa en lui disant : " De quelle bestialité vous faites preuve là ! J'aimerais mieux prendre un coup de balai plutôt qu'un effleurement de votre part ! Partez ! Du balai !"
Alors le pauvre torchon délaissé partit, encore plus triste qu'avant.
S'en était trop pour le pauvre torchon délaissé !
Il devint complètement fou-psychopathe-dans-sa-tête et il se rua sur la serpillière :
"Ah ! Je vais vous montrer, moi, ce que c'est que la bestialité ! Vous allez le regretter ! Toutes ! Vous allez le regretter !"
Il prit la serpillière, la tordit dans tous les sens et CRAC, il lui fit son affaire. Il la laissa toute déchirée sur le sol. On aurait dit qu'elle était passée à la serpe, hier.
Le torchon hurla alors : "Voilà ! Là ! Ça, c'est de la bestialité !"
Puis il courut vers l'éponge et CRAC ! Il lui fit son affaire aussi ! Il la laissa toute tordue, essorée, lessivée, dans un bain de sang. Plus jamais elle ne pourrait éponger sa dette.
Le torchon hurla encore : "Voilà ! Là ! Ça, c'est de la bestialité !"
Comme un dément, il se retourna vers la serviette. Une nouvelle fois : CRAC ! Il lui fit son affaire également ! D'abord le serviette fut serrée, nouée, puis découpé et broyée.
Le torchon hurla de nouveau : "Voilà ! Là ! Ça, c'est de la bestialité !"
A cause d'une douce friction qu'elles n'avaient pas supportée, la serpillière, l'éponge et la serviette se retrouvaient déchiquetées...
Moralité (Mesdames, en ayez bien conscience) : La bestialité dépasse la friction.